N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Les visages de Belmez

19 Mars 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Lieux Hantés

 

Pendant 35 ans, 3 000 visages sont apparus sur le sol d'une maison de Bélmez de la Moraleda.

Aujourd'hui en passant au 5 rue Rodriguez Acosta, dans la rue de ce bourg , en Andalousie, on se souvient de la famille Pereira. Mais personne n'y entre plus. La maison est vide. Abandonnée. Mais l'est-elle vraiment ?  

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Le 23 août 1971, Maria est dans sa cuisine. Comme toute mère de famille elle vaque à ses occupations ménagères, lorsqu'elle voit, sur le sol, des traces qu'elle croit être des taches. En y regardant à plusieurs reprises, elle constate qu'elles forment un visage. Etrange. Se croyant fiévreuse, Maria se rend chez ses voisines: voient-elles aussi la même chose ? Oui. Tout le monde s'agite : ce n'est pas un mais plusieurs visages qu'il faut compter. Maria tente  de les effacer en lavant énergiquement le sol. Il faut que tout redevienne comme avant. Que tout soit propre. En vain. Les premiers visages s'effaçent mais d'autres réapparaissent plus nombreux et à d'autres endroits de la maison. Encore et encore. Maria est déroutée. Elle ne comprend pas. Ce ne sont pas des souillures. Elle n'est pas folle ! 

Le fils de Maria Pereira décide d'agir à son tour. Il faut bien faire quelque chose. Casser la dalle sur laquelle ces visages apparaissent. C'est la seule solution. Refaire un ciment pour effacer. Et tout oublier. C'est aussi simple que cela. L'homme s'exécute mais de retour à la maison, il découvre qu'un nouveau visage s'est formé. Et puis d'autres reviennent à nouveau. L'impuissance et le découragement font place à une profonde inquiétude au sein de la famille. Que faire d'autre ? Alerter les autorités et demander de l'aide ?

 


Des scientifiques viennent inspecter la maison, prennent des photos et font des prélèvements de sol. Dans le village de Belmez tout le monde veut savoir ce qui se passe. Peut-il y avoir une menace ? La curiosité se mélange aux craintes des habitants abasourdis devant ces phénomènes étranges. La presse s'empare du sujet. L'Espagne toute entière est informée. Mais les recherches sont infructueuses: aucune explication scientifique n'est apportée pour comprendre cet étrange phénomène. La pièce est pourtant mise sous scellée. Trois mois. Rien n'y changera.  


Deux parapsychologues font à leur tour des tests acoustiques. Ils perçoivent des plaintes et des cris. D'où viennent-ils ? Les visages semblent se créer à l'intérieur du ciment. Alors on décide de creuser le sous-sol de la maison sur une profondeur de trois mètres. Nouvelle constatation : la maison a été construite sur un cimetière datant du XIIIème siècle. Des ossements d'adolescents sont retrouvés. Ces personnes sont-elles mortes de façon naturelle ? N'ont-elles pas plutôt été torturées et décapitées ? On l'envisage sérieusement et certains le confirment après avoir étudié les restes des corps ensevelis.

Des recoupements sont faits avec les événements terribles de la guerre civile espagnole qui éclate en 1936 . Une période sombre de haine politique et sociale où de nombreux civiles sont massacrés. Serait-ce alors ces témoins de l'Histoire  qui cherchent à attirer l'attention ? 

Peut-on oser parler d'esprits dans la maison ? Des esprits inoffensifs qui ne renoncent pas et veulent se rendre visible le plus possible ? Certains le pensent. D'autres veulent l'ignorer.

Etrangement, ces visages changeront aussi d'expression lors de l'hospitalisation de Maria, manifestant leur tristesse envers la femme, par ailleurs inquiète de devoir être opérée. Un phénomène de téléplastie expliqueront les parapsychologues pour justifier ce lien mental entre l'habitante de la maison et les visages.

Maria est décédé en 2004 à l'âge de 85 ans. Sans avoir compris. La maison a été mise en vente mais n'a jamais trouvé d'acquéreur.Trente huit ans après les premières apparitions, le phénomène surnaturel est resté dans les mémoires. 

A ce jour , le cas des visages de Bélmez est concidéré comme le phénomène surnaturel le mieux documenté et celui qui as subit le plus de tentative d'explication sur place .

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Centralia : La ville qui n'existe plus ( Silent Hill en vrai )

13 Mars 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Insolite

En Pennsylvanie, il y a une ville que les cartes ne mentionnent plus. A la place du tronçon de route qui y conduisait, on trouve aujourd’hui une déviation. Si l’on ignore cette dernière, on découvre alors ce qu’elle contourne : un paysage désolé rempli de maisons abandonnées, de panneaux d’avertissement et d’omniprésents nuages de fumée. Ce sont les restes de Centralia.

 

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L'histoire de ce désastre commence en 1962 , lorsque des ouvriers brulèrent des ordures dans une ancienne mine qui faisait office de décharge. Une veine de charbon s’enflamma, et le feu se répandit à travers les mines abandonnées qui couraient sous le sol de la ville.

Pendant près de 20 ans, les autorités essayèrent par tout les moyens de stopper le feu. On inonda les mines, on creusa des tranchées, on déterra la matière en combustion, mais rien n’y fit. Le sol commença à s’effondrer par endroits, et la catastrophe de Centralia captiva l’attention nationale en 1981, lorsqu’un enfant faillit disparaitre dans un gouffre profond de 46 mètres qui s’était ouvert sous ses pieds.

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A ce stade là, après une lutte infructueuse qui semblait sans espoir, des millions de dollars engloutis, et des menaces permanentes telles que les fortes émanations de monoxyde de carbone, l’état de Pennsylvanie décida tout simplement de condamner la ville. Il fallut dépenser des dizaines de millions supplémentaires pour reloger les malheureux habitants.

Aujourd’hui, 50 ans  après l’incident de la mine, le feu brûle toujours. Il s’est étendu sur 160 hectares, et continue de grandir. Mais malgré la vision apocalyptique des rue fantômes de Centralia et de ses crevasses incandescentes, quelques habitants persistent à y vivre: ils étaient 9 en 2007. Les services postaux ayant radié le code postal de la ville, ils ne reçoivent plus de courrier. Et leur espoir de voir les flammes cesser ne sera probablement jamais comblé de leur vivant : il reste assez de charbon pour alimenter le feu encore 250 ans…  C'est cette ville qui à inspiré l'esthétique du film Silent Hill

 

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La porte des Enfers

12 Mars 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Insolite

 

Il existe un village de 350 habitants nommé Darvaza situé dans le désert de Karakoum. Au Turkménistan. Il se trouve dans une zone très riche en gaz naturel. En 1971, alors qu’ils faisaient des forages dans le secteur, des géologues découvrirent par accident une grotte souterraine remplie de gaz. Le sol qui se trouvait sous la plate forme de forage s’effondra, laissant un gouffre de 20m de profondeur, et d’environ 80m de diamètre.

Afin d’éviter que les gaz toxiques ne se répandent, la décision fut prise de les laisser brûler. Ils continuent à brûler encore aujourd’hui, près de 40 ans plus tard, sans interruption. Devant ce spectacle infernal, les habitants de Darvaza baptisèrent le cratère « la porte de l’enfer ». Ce qui est compréhensible étant donné l'aspect du cratère , je vous laisse juger par vous même 

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La Glossolalie

6 Mars 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Phénomène inéxpliqués

Le don des langues, ou glossolalie (du grec glôssa, « langue », et lalein, « parler »), est un phénomène religieux, de type mystique ou paranormal, qui fait que certaines personnes ont le pouvoir de s'exprimer de manière à être entendues et comprises dans une langue qu'elles n'ont pas apprise ou d'utiliser leur langue propre de telle sorte que les auditeurs en sont subjugués et comme envoûtés.

Ce phénomène, dont l'interprétation est controversée, se rencontre dans certains centres religieux de la Grèce antique et, jusqu'à l'époque présente, dans diverses religions primitives. L'Ancien Testament fait allusion à des discours extatiques de ce genre.

Bien que la glossolalie soit loin d'être un fait récent, on ne sait toujours pas comment l'expliquer. Vient-elle du subconscient ? Un saint qui prétend parler « la langue des anges » tire-t-il simplement mieux parti de la capacité d'invention que nous possédons tous ? Un médium parlant une langue qu'en principe il ne connaît pas se rappelle-t-il de paroles entendues , en fait, pendant sa vie mais oubliées au niveau conscient ? La glossolalie est-elle une sorte de transmission de pensée, le glossolaliste ayant la capacité de lire dans l'esprit de l'étranger dont il parle la langue ?

L'état actuel des recherches ne permet pas de trancher. Quant aux explications traditionnelles, elles sont d'un tout autre ordre : croire que la glossolalie est inspirée par Dieu ou par un esprit exige la foi et ne relève plus du domaine de la science.

Le fait de s'exprimer dans des langues inconnues, que ce soit dans le langage des esprits, des ancêtres, des dieux ou des animaux totems, est encore pratiqué par les chamans et par les sorciers de tribus primitives dans le monde entier. C'est en fait la technique de communication surnaturelle la plus répandue.

A une certaine époque, on exorcisait - on les exécutait même - les chrétiens qui se mettaient à parler des langues inconnues, preuve de leur « commerce avec le diable ». 

Mais les saints qui avaient le même don n'étaient pas inquiétés, car leur sainteté suffisait à les protéger. Saint Pachomius, un abbé égyptien, prétendait parler aux anges, usant d'un alphabet mystique qu'on ne pouvait comprendre qu'en état de grâce. Hildegarde, sainte allemande (1098-1179), parlait et utilisait aussi un alphabet et une langue inconnues, qu'elle traduisit en allemand. On en a gardé des spécimens qui furent plus tard analysés et publiés : c'était un mélange d'allemand, de latin et de mauvais hébreu.

Quand les sœurs ursulines de Loudun (1632-1634) furent envoûtées par leur curé, Urbain Grandier, elles se mirent à parler des langues inconnues, où l'on reconnut des éléments de latin, de grec, d'espagnol, d'italien, de turc et même de dialecte amérindien. L'hystérie des religieuses ne fait aucun doute et résultait probablement d'une grande frustration sexuelle

La glossolalie devint fréquente après la Réforme, bien que ni Luther ni Calvin n'y fussent favorables. A la même époque des événements extraordinaires se produisirent parmi les camisards, protestants français des Cévennes. En 1685, quand on leur interdit de pratiquer leur culte et qu'on essaya de leur imposer la foi catholique, ils se révoltèrent. Trois mille camisards résistèrent aux soixante mille soldats du roi jusqu'en 1705. La tension terrible qu'entraînait cette guerre d'embuscades et la crainte des représailles atroces que leur faisaient subir les soldats du roi quand ils les faisaient prisonniers donnèrent lieu à toute une série de phénomènes paranormaux, dont des cas de glossolalie. Des centaines de « petits prophètes des Cévennes », des enfants de tout âge, faisaient de longs sermons en excellent français, langue qui leur était pourtant totalement étrangère.

Ann Lee fut confrontée à quatre pasteurs anglicans érudits, elle leur parla en plus de soixante-douze langues. Impressionnés par tant de savoir, ils demandèrent qu'elle soit laissée en paix. Mais les persécutions continuant, elle émigra en Amérique et fonda la secte des Shakers

Chez les mormons, le fondateur Joseph Smith (1805-1844), croyait à la glossolalie et en a fait un article le la foi mormone. De nos jours, les mormons reconnaissent l'existence de la glossolalie, mais le lui accordent qu'une valeur spirituelle limitée et n'y sont guère favorables. 

A partir de 1830, pas une année ne se passa sans qu'un cas de glossolalie ne fût signalé quelque part dans une église chrétienne. En Scandinavie, on assista à toute une série de comportements hystériques pendant le culte, dont beaucoup de cas de glossolalie. Vers 1850, l' église orthodoxe russe connut de nombreux cas de glossolalie. Dans les dernières décennies du XIXe siècle, les mêmes phénomènes étaient fréquents dans les mouvements charismatiques, que ce soit en Caroline du Nord ou en Estonie. Il y en eut aussi beaucoup dans les campagnes évangéliques conduites par les Américains Dwight L. Moody et Ira D. Sankey. 

Cette vogue mondiale de la glossolalie influença les étudiants du Bethel Bible Collège, à Topeka, dans le Kansas. Quarante d'entre-eux décidèrent que « le baptême par le Saint-Esprit » était « quelque chose qui manquait » à leur expérience religieuse. Le 31 décembre 1900, leur pasteur, C.F. Parham, se trouva en présence d'un étudiant qui lui adressa un flot de paroles inintelligibles. Trente autres cas similaires se produisirent dans les jours qui suivirent. Ainsi naquit le Pentecôtisme moderne. Les missions de Parham devinrent très vite populaires. On assista à nombre de guérisons, de conversions et de cas de glossolalie. Lors d'une manifestation pentecôtiste organisée par un étudiant de Parham à Los Angeles, un Anglo-Norvégien, T.B. Barrât, se convertit et devint « l'apôtre pentecôtiste de l'Europe. Le mouvement pentecôtiste fit beaucoup parler de lui entre les deux guerres. 

En Amérique, Aimée Semple McPherson fonda l'International Church of the Foursquare Gospel (l'Église internationale du véritable Évangile. Elle fit construire à Hollywood un temple, dont la splendeur égalait celle des autres villas de cette capitale du cinéma. On y représentait des scènes de l'Évangile avec tout le décor voulu, et la beauté des chœurs d'anges était célèbre... 

En Angleterre, de 1926 à 1939, les membres de l'Elim Foursquare Gospel (Véritable Évangile Elim) de George Jeffreys occupèrent les salles de l'Albert Hall pendant la semaine pascale. De nos jours, les Assemblées de Dieu, le plus important des groupes pentecôtistes, ont des congrégations dans presque tous les pays où existent des communautés chrétiennes. Pour les pentecôtistes d'aujourd'hui (ils sont à peu près 20 millions), la glossolalie n'est plus aussi importante. Ils n'en nient cependant pas la réalité et la considèrent comme la preuve de l'existence du Saint-Esprit dans le monde.

La glossolalie se produit aussi dans d'autres contextes chrétiens. Le Vendredi saint de l'année 1926, un médium chrétien qui vivait en Bavière vit apparaître des stigmates sur son corps. Elle semblait revivre la passion du Christ. Dans les phrases qu'elle prononça en araméen, on reconnut plusieurs parôles que le Christ aurait murmurées sur la croix. Elle utilisait des expressions familières qu'on ne trouve pas dans l'araméen écrit, et sa prononciation était correcte. Certains pensent qu'elle était en communication avec un témoin de la crucifixion. Cette communication avec une personne morte depuis longtemps nous amène au spiritisme. De fréquents cas de glossolalie se manifestèrent pendant les séances spirites, très en vogue au siècle dernier. Certains médiums affirmaient que les esprits leur parlaient dans des langues inconnues, compréhensibles seulement pour celui à qui s'adressait le message. Parfois, aucun membre de l'assistance ne comprenait ce qui se disait, et il fallait faire appel à un linguiste pour identifier la langue. Dans d'autres cas, l'esprit parlait directement, il se passait de l'intermédiaire du médium et les paroles semblaient venir de nulle part. D'autres médiums entendaient des voix, dans des langues qu'ils ne comprenaient pas. Ils essayaient alors de les transmettre de leur mieux.

 

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