N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Comment certains criminels avouent mais restent intouchables

26 Juillet 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Faits Divers

Ils ont tout avoué et pourtant ils ne pairont pas pour le crime qu'ils ont commis. Rien n'est d'ailleurs normal dans l'affaire de l'assassinat de Philippe Pico , mécanicien dans les Yvelines . 

Un jour de février 1996 , Mme Pico , 53 ans , se rends à la gendarmerie proche de sa maison de Magny-les-Hameaux pour signaler la disparition de son époux : " Il a désérté le domicile conjugal en décembre dernier et ne subvient plus à mes besoins et à ceux de nos enfants " , déclare t'elle aux gendarmes .

L'avis de recherche dans l'intéreêt des familles n'apporte rien de nouveau et la disparition de Philippe Pico tombe dans un oubli qui semblent définitif . Fabrice Motch , 43 ans , l'aman de Mme Pico , s'installe chez elle . Responsable du service sécurité incendie dans une entreprise privée , il exerce aussi les fonctions de capitaine des pompiers volontaire au sein du service départemental des Yvelines . Bref , un citoyen bien sous tous rapports... mais un abominable pervers sexuel. Une nuit de septembre 2007, il est interpellé à l'école des sapeurs-pompiers de Trappes, où il anime des week-ends de formation réservés aux adolescents . Il a été surpris en flagrant délit alors qu'il faisait subir des attouchemets sexuels à des jeunes élèves qu'il avait auparavant drogués . Il filmait lui-même les scènes licencieuses . Placé en garde à vue, il avoue également des abus sexuels sur les deux fils de son épouse. Des aveux réitéés devant le juge d'instruction, qui le place sous mandats de dépôt .

 

Ces faits sordides vont permettre de connaître la vérité sur le disparition de Philippe Pico . C'est le soeur du capitaine des pompiers accusé de pédopilie qui en fait la révélation au magistrat instructeur, alors qu'elle est interrogée , dans le cadre d'une autre affaire , à Strasbourg . Elle confesse un seccret de famille bien gardé : Philippe Pico a été assassiné par le trio infernal formé par ses deux frères et par l'épouse du disparu . 

 

C'est un scénario digne d'un film d'horreur qui est mis au jour plus de onze ans après les faits . Un soir de décembre 1995, Mme Picot fait avaler des somnifères à son mari . Allongé sur son lit , il sombre dans une profonde inconscience. C'est à ce moment la que Fabrice Motch et son frère cadet , agé de 39 ans, entrent en action . L'un est armé d'un couteau de plongée. Ils tuent philippe Pico, le décapitent et découpent son corps en six morceaux dans la baignoire de la salle de bains. Puis ils chargent les sacs contenant les membres découpés dans une voiture pour les jeter dans la Seine, à la hauteur, disent ils de la commune d'Heurteauville , en Seine Maritime.

 

L'épouse , son amant et le frère de ce dernier racontent qqu'ils ont décidé de supprimer Philipe Pico en raison de son comportement vis-à-vis de sa femme : "C'est vrai qu'il buvait et qu'il était violent avec elle ", témoigne une voisine.

 

Le trio infernal est mis en examen pour assassinat en Janvier 2009. Fabrice Motch , déjà détenu pour abus sexuels sur mineurs, fait l'objet d'un autre mandat de dépôt , tandis que son frère et Madame Pico sont laissés libres sous contrôle judiciaire .

 

Mais cette affaire pose un problème juridique difficile à résoudre: le crime est certes avoué, mais poursuivre ses auteurs risque de devenir juridiquement impossible à cause de la prescription . En effet , il s'est passé plus de 10 ans entre la disparition et les aveux des présumé assassins . Il aurait fallu , pour annuler cette prescription qui les rend "intouchables" , qu'intervienne avant l'échéance des diz années ce que les juristes appellent " un acte interruptif " . Il n'as pas eu lieu . Dès lors , il n'y as plus que la découverte du cadavre de Philipe Pico ou , au moins , les traces de son assassinat qui serait susceptible de relancer la machine judiciaire ...

 

Source :"Crimes sans cadavres " de Roger-Louis Branchini

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