N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Doppelganger

27 Février 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Phénomène inéxpliqués

Doppelgänger est un mot d'origine allemande signifiant littéralement « double marchant », employé  pour désigner le double fantomatique d'une personne vivante, le plus souvent un jumeau maléfique, ou le phénomène de bilocation (ou ubiquité : le fait de se trouver à plusieurs endroit en même temps), ou bien encore le fait d'apercevoir fugitivement sa propre image du coin de l'œil.

Il désigne aussi la part cachée qui est cencée accompagner chacun de nous. En effet, nombreux sont ceux qui déclarent avoir croisé leur double ou celui d'un proche et traditionnellement, il est dit que le doppelganger peut etre messager de mort...

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Coyances

 

Dans le folklore, le doppelgänger n'a pas d'ombre et son image n'est pas reflétée par un miroir ou l'eau. Il est supposé donner des conseils à la personne qu'il imite, mais ces conseils peuvent induire en erreur et être malintentionnés. Ils peuvent aussi en de rares occasions semer la confusion en apparaissant devant les amis et proches de leur victime ou en induisant des idées dans l'esprit de leur victime.

Une vieille coutume d'Halloween veut qu'une jeune fille allume deux chandelles devant un miroir et qu'elle mange une pomme ; elle verra alors l'image spectrale de son futur mari dans le miroir comme s'il se penchait au-dessus de son épaule. Et si elle est assez courageuse, elle ira dans un cimetière et en fera le tour complet douze fois ; elle rencontrera alors le double lui-même.

Selon une autre croyance, celui qui veut savoir qui va mourir dans l'année doit se tenir près de la porte de l'église le 24 avril, la veille de la Saint-Marc. À minuit, les doubles fantomatiques de tous ceux qui décéderont entreront dans l'église en une procession solennelle. Si l'observateur se reconnaît parmi les doubles, il sait que son temps est près d'être passé.

La croyance au double peut être une des raisons de la coutume qui veut qu'autrefois les miroirs fussent couverts lorsqu'un décès advenait. C'était pour que l'âme du mort n'emporte pas dans l'au-delà le double d'une personne venant à passer devant la glace.


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Quelques cas célèbres

 

  • Le poète Percy Shelley rencontra, en Italie, son doppelganger qui pointa silencieusement la mer de son doigt. Peu de temps après, le poète périt dans un accident de bateau.

 

  • La reine d'angleterre Elisabeth I découvrit son doppelganger allongé dans son lit peu de temps avant sa mort.

 

  • Le cas du poète allemand Goethe suggère que le phénomène du double pourrait avoir un rapport avec le temps et l'espace. Alors qu'il chevauchait sur une route, il croisa son double exact qui chevauchait dans le sens opposé, vêtu d'un costume gris. 8 ans plus tard, Goethe chevaucha sur la meme route mais en sens inverse et s'apercut qu'il portait le costume gris vu autrefois sur son double... Avait-il croisé une réplique future de lui- même?

 

  • Maupassant a relaté sa propre confrontation avec son Doppelgänger dans une nouvelle intitulée Lui.

 

  • Quand Catherine II de Russie vit son double, elle ordonna à ses soldats de tirer sur son image pour ne prendre aucun risque.

 

  • John Donne, le poète métaphysique anglais, aurait vu le Doppelgänger de sa femme à Paris, présage de la mort de ses filles à naître.

 

  • À la fin de la Seconde Guerre mondiale, des rumeurs veulent que les forces soviétiques aient trouvé un corps très semblable à celui d'Adolf Hitler quand ils entrèrent dans Berlin.

 

 

Le cas Emilie Sagée

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Un des cas les plus troublant de Doppelgänger est celui d'Emilie Sagée ,qui fut elle aussi victime du phénomène de dédoublement du type Doppelgänger. Le cas de cette institutrice dijonnaise, née en 1813, est à la fois différent et plus étrange encore. En 1845, le directeur d'un pensionnat huppé pour jeunes filles nobles des environs de Riga (Lettonie), engage Émilie Sagée alors âgée de 32 ans, comme préceptrice de français. La jeune Française, vive, enjouée, intelligente et très sociable plaît d'emblée tant à son directeur qu'à ses jeunes élèves. Mais, au bout de quelques semaines, les jeunes pensionnaires se confient des histoires folles à son sujet, racontant qu'elles ont vu leur professeur de français au même instant, en plusieurs lieux différents. Ces rumeurs finissent par venir aux oreilles des autres enseignantes avant de remonter jusqu'à la direction.Au début, les collègues de travail d'Émilie ne prêtent pas attention à ce que leur disent leurs élèves, traitant leurs commérages de fantasmes.Mais l'affaire se complique lorsqu'un soir le chef des jardiniers du domaine aperçoit la préceptrice se promenant dans le parc à l'heure du dîner alors que toute la maisonnée, professeurs et élèves, sont sensés se trouver au réfectoire. Curieux de cette anomalie, l'homme entre dans le bâtiment, pousse la porte de la salle à manger et y voit la Française en train de dîner paisiblement à la table des professeurs.Il retourne aussitôt vers le parc où il découvre à nouveau la jeune femme marchant à sa rencontre, un livre à la main, le croisant sans répondre à son salut .

L'affaire se corse encore le jour où l'institutrice étant en train d'écrire à la craie une fable de La Fontaine sur le tableau noir, une de ses élèves alerte ses compagnes qui, se retournant, aperçoivent Mademoiselle Sagée sagement assise dans la dernière rangée de pupitres de la salle. Selon le témoignage des dosmestiques de l'institution, ce "double" inquiétant va se manifester à de nombreuses reprises au cours des mois qui suivent. Son comportement devient de plus en plus imprévisible. Ainsi, tandis qu'elles s'affairent à des travaux de broderie dans une salle du rez-de-chaussée, sous la surveillance de l'un de leurs professeurs, les pensionnaires observent par les fenêtres, les allées et venues de leur préceptrice de français dans le parc. A un moment donné, leur surveillante s'absente. Elle est aus-sitôt remplacée par Emilie (ou son double), assise immobile et silencieuse. Les jeunes filles voient pourtant par les porte-fenêtresouvertes, la véritable Emilie ou son sosie) évoluer lentement dans l'allée proche, le visage pâle, le pas hésitant, en proie à une grande fatigue. Frissonnant d'une peur délicieuse devant ce mystère qui les trouble, quelques pensionnaires s'enhardissent, quittent leurs places, entourent la jeune femme qu'ils ont sous la main, la touchent sans qu'elle proteste. Son corps n'offre qu'une faible résistance à leurs doigts qui s'enfoncent à travers ses vêtements et ses chairs comme s'ils ne rencontraient que du vide.L'étrange créature ainsi traversée de part en part se dissipe lentement sous leurs yeux avant de disparaître comme elle était apparue...

Cette expérience incroyable met les adolescentes en émoi. N'osant pas en parler à leurs professeurs, c'est avec des frissons et des trémolos dans la voix qu'elles racontent l'histoire à leurs gouvernantes ou à leurs parents en l'enjolivant de mille détails troublants. Devant de tels faits, niés par la direction, certaines familles retirent leur progéniture de l'internat. Aux vacances d'été, il ne reste qu'une dizaine d'adolescentes sur les quarante-deux que l'institution comptait en début d'année

Le directeur de l'École qui n'a jamais assisté personnellement au phénomène et qui ne croit pas à ces sornettes décide pourtant de se séparer d'Émilie Sagée. Pour en avoir le coeur net, il la convoque dans son bureau et l'interroge sur ces choses bizarres qui lui sont rapportées à son sujet. Emilie avoue que ce n'est pas la première fois qu'elle doit changer d'employeur à la suite de tels faits. Mais elle jure qu'elle n'y est pour rien. En recevant son congé, la jeune personne, désespérée, s'écria : « Hélas ! Déjà la dix-neuvième fois ! C'est dur ! » Elle ajouta que, partout où elle avait passé — et depuis le début de sa carrière d'institutrice, à l'âge de seize ans, elle avait été dans dix-huit maisons avant de venir à Neuwelcke — les mêmes phénomènes s'étaient produits et avaient motivé son renvoi. Comme les directeurs des établissements étaient contents d'elle à tous les autres points de vue, ils lui donnaient chaque fois d'excellents certificats! Elle cherchait alors une nouvelle place dans un endroit aussi éloigné que possible du précédent. 

Une des élèves d'Emilie rapporta quelques mois plus tard cette curieuse affaire au célèbre parapsychologue russe Alexandre Aksakof et lui permit de rencontrer l'institutrice. Aksakof rendra visite à Émilie à de nombreuses reprises, allant jusqu'à la recommander pour un poste de préceptrice dans une noble famille russe. Il restera en contact avec elle jusqu'en 1850, année où l'on perd définitivement sa trace suite à un événement tragique. Devenue dame de compagnie d'une riche douairière qui l'avait prise en affection, Émilie semblait enfin avoir retrouvé le calme et la sérénité. Hélas, en son absence, sa protectrice fut retrouvée morte dans son palais. Des témoins dignes de foi affirmèrent avoir vu Émilie sortir de la demeure la nuit même du décès de sa maîtresse, alors qu'elle prétendait s'être trouvée cette même nuit à la résidence d'été de la comtesse, à quatre cents kilomètres de Saint Pétersbourg, ce que confirmèrent l'intendant et le régisseur du domaine.

Une chose semble certaine : Émilie Sagée était sincère et incapable de mystifier son entourage. Dans quel intérêt l'eût-elle fait? Quant à son "double", elle ne parvenait pas à le contrôler et ne décelait sa présence semble-t-il qu'en éprouvant une énorme fatigue, et devant les visages effarés des personnes de son entourage.

Lasse de ces pérégrinations, elle se réfugia auprès d'une belle-sœur qui avait de jeunes enfants. Une enquête confirma que ces enfants, âgés de trois et quatre ans, disaient  s'être habitués depuis belle lurette à l'idée d'avoir deux "tantes Émilie", l'une joyeuse, volubile et dynamique, l'autre figée et silencieuse....

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