N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Hanako-san

6 Janvier 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Légende Urbaine - Creepypasta

Hanako-san est une légende urbaine japonaise, très populaire parmi les écoliers et les étudiants. Elle décrit le fantôme d'une jeune fille hantant les toilettes des écoles japonaises. Pour cette raison, on appelle souvent le monstre Toire no Hanako-san ("Hanako-san des toilettes" en Français). Les légendes autour de Hanako-san sont très variées, chaque région du Japon -si ce n'est chaque école du pays ou chaque enfant- possédant sa propre version de l'histoire. Ainsi, l'apparence de Hanako-san varie : elle est tantôt décrite avec des cheveux noirs coupés au carré et porte une tenue d'écolière avec une jupe rouge ; tantôt son aspect se rapproche de l'archétype du yurei, elle est alors vêtue d'une robe blanche et possède de longs cheveux lui couvrant le visage. La plupart du temps, Hanako-san est sensée hanter le troisième cabinet des toilettes du troisième étage , là où se trouvent habituellement les toilettes des filles dans les écoles japonaises. Dans la majorité des versions de la légende urbaine, Hanako-san ne fait pas mal aux humains à condition que ceux-ci ne la provoquent pas et évitent de la croiser dans les lieux où elle à l'habitude d'apparaître. Il est ainsi déconseillé d'appeler trois fois Hanako-san par son nom lorsqu'on se trouve dans les toilettes ; une main blanche sortirait alors des cabinets et s'emparerait du malheureux (cette version de l'histoire se rapproche d'une autre légende urbaine européenne, celle de Bloody Mary). Lorsqu'on veut utiliser les toilettes, il faut simplement prendre la précaution de toquer trois fois à la porte et de demander "Est-ce que tu y es, Hanako-san ?". Si c'est le cas, elle répond alors d'une voix faible "Oui, j'y suis"'. Il est dit que celui qui serait alors assez téméraire pour pousser la porte se trouverait face à Hanako-san, qui le tuerait en l'aspirant dans les cabinets. Certaines versions de la légende racontent que si par malheur on vient à se trouver face à Hanako-san, il est possible de conjurer le fantôme en lui montrant des copies avec des bonnes notes... ce qui aurait pour effet de la faire se volatiliser. De même, il existe de multiples histoires expliquant les origines de Hanako-san : selon certaines, Hanako-san serait le fantôme d'une fille morte durant la seconde guerre mondiale. Elle jouait à cache-cache avec ses amis, lorsque que son école fut bombardée ; une bombe la tua alors qu'elle se dissimulait dans les toilettes. Hanako-san est l'esprit d'une jeune fille qui essayait d'échapper à un agresseur (un de ses parents, un pervers, un professeur amoureux qu'elle avait éconduit) ; elle fut assassiné alors qu'elle se cachait dans les toilettes de l'école. Hanako-san était une étudiante qui s'est suicidée dans les toilettes, ou fut tuée lors d'un accident (en tombant d'une fenêtre par exemple). L'origine de la légende urbaine d'Hanako-san est obscure. Elle n'est attestée de façon certaine que depuis les années 80, bien qu'elle puisse être plus ancienne. L'histoire pourrait également être inspirée de véritable affaires de suicides ou de meurtres s'étant déroulés dans des écoles japonaises. Un certain nombre de tabous dans la culture japonaise entourent les "lieux d'aisance", qui sont vus comme des endroits sales ou impurs. Les toilettes des écoles ayant une réputation particulièrement mauvaise de ce point de vue, il est finalement logique qu'un croquemitaine y élise domicile dans l'imagination des enfants. Deux films, Toire no Hanako-san (Hanako-san des toilettes) de Jôji Matsuoka et Shinsei toire no Hanako-san (Le retour de Hanako-san) de Yukihiko Tsutsumi, sortis respectivement en 1995 et en 1998, ont contribué à asseoir la popularité du mythe auprès des enfants japonais... au point d'en faire un phénomène national à la fin des années 90. Hanako-san est depuis lors souvent représentée dans les mangas et médias modernes.

 

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Autres monstres des toilettes japonais

Une légende urbaine de la préfecture de Yamagata, au Nord du Japon, décrit une Hanako-san très différente de la rumeur habituelle : Hanako-san est en réalité un lézard géant à 3 têtes, qui habiterait les canalisations des toilettes des filles et utiliserait une voix de petite fille pour attirer ses proies. Des rumeurs ont également circulé sur un "champignon d'Hanako" : une personne qui mettrait en contact une blessure ou une égratignure avec le sol des toilettes, verrait se développer de petits champignons ou des moisissures sur sa plaie. Une légende urbaine similaire dépeint également un fantôme féminin et cul-de-jatte nommé Kashima Reiko , qui vivrait dans les toilettes des écoles. Lorsque qu'un enfant rentre dans les toilettes, elle lui demanderait : "Où sont mes jambes ?" Suivant la version de l'histoire, il existerait alors plusieurs réponses possibles à lui fournir pour avoir la vie sauve. Une mauvaise réponse conduirait à se faire démembrer sur le champ par le fantôme. Une version affirme qu'il faut lui répondre : "Sur l'autoroute Meishin" (autoroute de 200 km parcourant le Sud du Japon). Kashima Reiko demande alors : "Et qui est-ce qui te l'a dit ?" ; ce à quoi il faut lui affirmer : "C'est Kashima Reiko qui me l'a dit", ce qui a pour effet de neutraliser le fantôme. Une autre légende urbaine met en scène un fantôme masculin nommé "Akai kami, Aoi kami" ( "papier rouge, papier bleu"). Il est supposé habiter le dernier cabinet des toilettes des filles. La fille qui rentre dans les toilettes se voit demander : "Lequel tu préfères, le papier rouge, ou le papier bleu ?". Si elle répond "rouge", elle est alors tuée à coup de sabre ; si au contraire elle répond "bleu", elle est tuée par pendaison. Cet esprit possède différents noms, tels que "Akai manto, Aoi manto" ("cape rouge, cape bleue"). Dû au fait qu'u blessure par sabre sur la nuque fait couler le sang sur le dos tel une cape rouge Dans une variante nommée "papier rouge, papier bleu, papier blanc", selon la réponse choisie, c'est une main ensanglantée, ou un main bleue de noyé, ou une main d'une blancheur cadavérique qui attrape la personne pour l'attirer dans les cabinets.

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