N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Le mystère de l'explosion de Tunguska

2 Février 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Phénomène inéxpliqués

Le Mardi 30 Juin 1908, à 7 H17 (heure de Moscou) une gigantesque explosion est survenu à Rodkamennaya Tunguska dans le bassin de l'Iénisséi. La lumière fut visible jusqu'à 900 kilomètres environ à Kirensk, ville située pourant à 450 km de l'explosion, les destruction furent importantes
Mais comment une gigantesque explosion nucléaire d'environ 50 fois la puissance de celle
d'Hiroshima a pu avoir lieu en Sibérie dans la région de Tunguska en 1908 ?

Les témoins affirmèrent que même à des centaines de kilomètre de l'explosion, le bruit fut si assourdissant et la lumière tellement aveuglante que de nombreuses personnes furent brulées. A la suite de l'explosion, un nuage de poussières et de débrits microscopique se forma à envrion 80 kilomètres d'altitude. L'observatoire d'Irkoutsk enregistra la plus forte perturabtion magnétique qui ne fut jamais donnée d'observer jusque là. 

Ce n'est que dix neuf ans plus tard que les scientifiques ont investi les lieux dans une expédition menée par le docteur Kulik.. Ils découvrirent une forêt entièrement dévastée, les arbres couchés sur sol, tous dans le même sens. Le point de l'explosion (l'impact d'une météorite) fut localisé à 850 kilomètres au Nord-Ouest du Lac Baïkal. Cepedant, aucun cratère de météorites ni quelconque débrit ne furent découvert, d'où la certitude qu'aucune météorité n'a jamais percuté le sol sibérien le 30 Juin 1908.

Les montagnes et collines à quelques kilomètre de l'explosion furent completement dévastées et la végétation réduite à néant. Entre 1912 et 1914 l'ethnologue et géographe Russe Innokentiy Mikhaylovich qui travaillait pour la Puissance Soviétique dans le Grand Nord du pays ainsi que dans la région de la Tunguska entendit les premiers récits des Tungus à propos de cet événement. 

Il n'y avait pas un habitant parmi les dix clans d'Illimpiya (Tunguska inférieure) qui n'avait pas entendu parlé de la façon dont le shaman Magankan avait puni les esprits qui refusaient de se soumettre à son Khargi (l'esprit malin qui l'habitait et lui donnait ses instructions)

D'autres expéditions furent enterprise et l'interrogation de témoins révela qu'à priori un objet céleste a explosé a environ 10 kilomètre du sol ( mais comment une météorite ou une comète pourrait explosée à dix kilomètres d'altitude ? ). De plus les témoins parlent "d'une boule de feu aveuglante changant de couleur". Par ailleurs le fait qui apparaitrait comme le plus troublant est la quantité relevé de césium 137 dans les anneaux des résineux aillant survéqu à l'explosion (anneaux correspondant à la date de l'explosion). Par la suite, de nombreux habitants de la région décédèrent de maux à l'époque "inconnus"

Gené de ne pouvoir expliquer l'incident de nouvelles expéditions furent entreprises ( 1928 / 1930 puis 1938 / 1939 ) mais elles conclurent à l'absence d'impact .En 1958, une commission spéciale de l'Académie des Sciences se rendit sur les lieux et releva encors une rédioactivité anormale.

En 1960,les relévés sur le terrain et l'analyse des roches permis d'évaluer l'énergie de l'explosion : 4,10 puissance 20 ergs ( à titre informatif l'explosion d'Hiroshima était d'environ 8 puissance 18 ergs. En 1961, le professeur Zolotov dirigea une nouvelle expédition. Les sept membres furent unaniment , il s'agit d'une "explosion nucléaire". Par la suite l'affaire inexpliquée fut étouffée autant que possible.

A partir de 1963 le dirigeant de l’Académie des Sciences russe Nikolai Vasiliev coordonna quelque 29 expéditions scientifiques dans la région de Tunguska. Ce n’est qu’en 1989 que les scientifiques étrangers furent officiellement invités à se joindre aux expéditions russes. Le professeur Roy A. Gallant fut le premier scientifique américain à se joindre à ces expéditions. Il sera rejoint par des chercheurs Russes, Allemands, Japonais, Anglais et Italiens.

Dans les années 90 un groupe de chercheurs rassemblés autour de Nikolai Vasiliev, ont tenté de protéger le site sous le patronage de l’UNESCO car un tel événement, rarissime dans l'histoire des hommes, ne concernait pas seulement la population Russe mais le monde entier. La protection sollicitée pour une durée de 20 ans n'a jamais reçu d'écho favorable

Toutefois la communauté scientifique s'est mobilisée, et même si nous ne sommes pas encore parvenu à étudier les 4000 km² défrichés par cet impact, le travail conjoint de chercheurs nous permet aujourd'hui d'avoir une idée beaucoup plus claire du phénomène sans pour autant dénouer ce noeud gordien qui reste pour tous paradoxal et rempli de contradictions

Un nouvel impact en 2002

Durant la nuit du 24 septembre 2002, un objet a explosé au-dessus de la Sibérie, dans le district de Bodaibo situé au nord-est d'Irkoutsk et du lac Baïkal, ravageant près de 100 km2 de taïga. Aucune autre information ne transpirait de cet événement. Michael Nazarov du Laboratoire des Météorites de l'Institut Vernadsky de Géochimie et de Chimie analytique notait que "la station [séismique] de Bodaibo avait enregistré un signal qu'ont ne pouvait pas aisément interpréter". Les autres stations séismiques situées plus loin n'avaient rien enregistré, indiquant que si l'objet avait survécu à la rentrée atmosphérique et frappé le sol, l'impact dû être relativement faible. Comme à l'accoutumée la presse invoqua un impact météoritique, mais sans disposer de la moindre preuve.

Par chance, le Département de la Défense américain (DoD) avait suivi la chute de l'objet entre 62 et 30 km d'altitude. Il a estimé son énergie à 200 tonnes de TNT, soit 100000 fois inférieure à l'énergie libérée dans l'événement de la Tunguska. L'information ne fut publiée dans la presse qu'en juillet 2003 car ce n'est qu'au mois de mai de l'année suivante qu'une équipe scientifique de l'Académie des Sciences de Moscou constituée d'une dizaine de personnes, y compris des médecins, a pu localiser et atteindre l'épicentre de la zone située dans une région semi-montagneuse et boisée. "Sur une superficie d'environ 100 km2, rapporte le chef d'expédition Vadim Tchernobrov, les arbres sont cassés d'une manière caractéristique d'effets de souffle très puissants. Pour donner un ordre d'idée, l'explosion de la météorite, qui s'est désintégrée avant de toucher le sol, et dont les fragments n'ont laissé pour cette raison, selon nos observations, qu'une vingtaine de cratères ayant jusqu'à vingt mètres de diamètre, équivalait à la puissance d'une bombe atomique de taille moyenne".

La nature de l'objet ainsi que son origine demeurent inconnus. L'objet, pourrait être un astéroïde de la famille des NEO ou tout simplement un astéroïde isolé un plus gros que les bolides ordinaires

 

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