N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Les Tueurs en série : Pourquoi tuent-ils?

6 Février 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Notions et lexique


  • Ted Bundy tuait pour le contrôle.
  • Jerry Brudos tuait pour le sexe.
  • Joseph Kallinger tuait parce qu'une vision lui avait commandé d'éliminer tous les êtres de ce monde.
  • Richard Kuklinski tuait pour l'argent.
  • Beoria Simmons tuait des femmes qu'il pensait être de "sales prostituées".




Le serial killer qui a des visions :

Joseph Kallinger a commencé à tuer près de chez lui. Il a tué l'enfant d'un voisin, puis une jeune femme, et enfin son propre fils. Son plan était de tuer absolument tout le monde sur la planète, et ensuite, de se suicider.
Pourquoi ? Il expliqua que "Charlie," une tête désincarnée, flottait dans sa chambre et lui ordonnait de tuer. Même après plusieurs années d'hospitalisation, Kallinger soutenait encore que Charlie lui rendait toujours visite.
Psychotique, souffrant d'une rupture totale avec la réalité, ce type de serial killer reçoit des ordres provenant de voix ou de visions, qui lui demandent de tuer. Richard Chase et Herbert Mullin, des schizophrènes paranoïdes, en sont un autre exemple.
(J'en profite pour ouvrir une parenthèse et rappeler encore une fois que la majorité des personnes ayant des problèmes mentaux n'est pas violente et que la plupart des tueurs en série sont sains d'esprit !)



Le serial killer qui pense avoir une mission :

Ce tueur veut débarrasser la communauté d'un "élément indésirable". Qui sont les "indésirables" ? Cela dépend uniquement de l'opinion du tueur. Ils/elles peuvent être des prostitué(e)s, des drogués, des homosexuels, ou qui que ce soit ayant une race, un sexe, une profession ou une caractéristique (réelle ou imaginaire) que le tueur estime "indigne".
Ce tueur n'est pas psychotique. Simplement, il décide de "rendre personnellement un service" au monde, à la communauté ou à son voisinage : l'éradication d'un groupe de personnes spécifiques qui sont les "éléments indésirables" de SON monde. Dans le monde de Beoria Simmons, les "indésirables" étaient les prostituées. Dans celui de Ted Kazinsky (L'Unabomber), c'était la technologie moderne et ces représentants, les scientifiques.

Pour ces deux types de tueurs, le sexe n'est PAS un facteur de motivation.



Le serial killer qui tue pour le plaisir :

Il y a trois "sous-types" dans cette catégorie :

* celui qui tue par avidité sexuelle
* celui qui tue "pour le frisson"
* celui qui tue pour son confort
Les deux premiers, alimentés par leurs fantasmes, tuent pour ressentir un plaisir de nature sexuelle.

Le premier, le "lust killer", est un prédateur sexuel attiré autant par les victimes vivantes que par les cadavres. Jerome Brudos a commencé par un fétichisme des pieds, puis est passé au meurtre, à la mutilation sexuelle et à la nécrophilie.

Celui qui tue "pour le frisson", le "thrill killer", exige une victime vivante afin de "se nourrir" de la terreur de celle-ci. Le meurtre est un processus lent et déchirant, qui donne au tueur plus de temps pour jouir de la souffrance de sa victime.
Il voit ses meurtres et l'enquête de la police comme un jeu. Il adore l'attention que lui portent les médias et la police, et le fait qu'il est capable d'échapper aux autorités. Il a tendance à garder une sorte de "registre" de ses meurtres, par exemple des coupures de presse qui décrivent ses crimes. Il s'amuse à déjouer les efforts de la police. Les "Hillside Stranglers" (les cousins Kenneth Bianchi et Angelo Buono) étaient des "thrill killers" qui torturaient leurs victimes.

Le troisième "sous-type", celui qui tue pour le confort (le "comfort killer") tue pour des raisons très "terre-à-terre" : l'argent, les bénéfices d'assurance ou de business.
Kuklinski, un tueur professionnel qui a admis avoir tué plus de 100 personnes, entre dans cette catégorie. Il n'y a pas d'aspect sexuel dans ce type de meurtre ; le "but anticipé" est d'obtenir de l'argent et de vivre "la belle vie".
Les championnes des "comfort killers" sont les "veuves noires", qui tuent leurs maris et amants pour hériter ou toucher l'assurance-vie. Le "bon" Docteur Shipman a assassiné ses patientes après les avoir poussées à modifier leur testament en sa faveur.
Bien que beaucoup de gens puissent ne pas considérer les assassins ou certaines personnes payées pour tuer comme des tueurs en série, je pense qu'il ne devrait pas y avoir de distinction simplement parce que le "gain anticipé" est un profit matériel plutôt que psychologique ou sexuel.

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