N'est pas mort ce qui à jamais dort ...

Quand la fiction devient la réalité : Dexter

20 Mai 2012 , Rédigé par Kthullu Publié dans #Faits Divers

La série Dexter déclencherait-elle des vocations? En tout cas , voici trois faits divers bien réel impliquant de près ou de loin cette fiction


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Il convie sa copine à voir la série Dexter et la découpe à la hache

 

Jason Griffith, un habitant de Las Vegas, invite son ex-petite amie à passer la soirée devant la télé, et plus précisément la série sanglante Dexter, le 12 décembre 2011 .


La jeune femme de 32 ans, Deborah Flores-Narvaez, une danseuse sexy du show "Burlesque" de l'hôtel Luxor de Vegas, accepte l'invitation et en fait part à sa colocataire... avant de ne plus jamais donner signe de vie. Inquiète de l'absence de son amie aux répétitions du show, qu'elle ne ratait sous aucun prétexte, elle prévient la police, en vain. Jusque là sans nouvelles de la demoiselle, la police de Las Vegas reçut finalement un appel d'un ami de Jason Griffith, qui leur a indiqué où trouver le corps de Deborah.


Selon toute vraisemblance, à la suite d'une énième querelle d'amoureux devant la série (Deborah lui avait précédemment fait croire qu'elle était enceinte et ils avaient rompu après des scènes violentes), les deux amants en seraient à nouveau venus aux mains. Jason Griffith, qualifié de "salaud notoire" préalablement interné pour envies suicidaires, l'aurait alors battue à mort avant de la découper à la hache, puis de dissimuler son corps... dans du ciment frais. Le crime "parfait", comme ceux du psychopathe Dexter Morgan de la série?


Pas tout à fait car le colocataire, arrivé après le drame mais néanmoins impliqué dans le camouflage du corps, a en réalité fini par craquer et a prévenu les forces de l'ordre. Ceux-ci ont détruit le bloc de ciment et retrouvé les restes de la showgirl. Le tueur, lui, aurait prétendu à la police que son geste n'avait absolument rien de prémédité. La série Dexter lui aurait-elle donné de macabres idées?

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Fèvrier 2011 : 

Une fan de Dexter tue son père et évoque sa passion pour la série

 

En guise de défense, une jeune femme de 21 ans accusée d’avoir tuée son père à la manière du héros de la série Dexter a affirmé qu’elle avait un accord avec sa victime. L’accusée est une fan suédoise de la série américaine, un point auquel les enquêteurs attachent une certaine importance. La jeune fille de 21 ans pourrait en effet avoir cliniquement prémédité son acte.

Quelques jours avant le meurtre, elle écrivait dans son journal intime qu’elle aimerait prendre la vie de quelqu’un. Et parmi ses recherches sur Internet, les policiers ont retrouvé des sites sur la façon de faire disparaître les preuves d’un crime, ainsi que des informations sur le fonctionnement du coeur humain.

La jeune femme a tué son père en lui plantant un poignard dans le cœur, avant de lui trancher la gorge. Confrontée aux preuves réunies contre elle, l’accusée a confié avoir une passion pour les serial killers en général, et Dexter en particulier. Et la jeune femme n’en démord pas : son père et elle avait un accord pour qu’elle le tue.

 

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Il écrit un scénario , mais au lieu de le tourner , il le met à execution

L’année dernière, la police canadienne a arrêté un cinéaste de 29 ans, Mark Twitchell, Les enquêteurs sont convaincus qu’il s’est inspiré de la série pour tuer un homme de 39 ans. Mark Twitchell a utilisé le même mode opératoire que Dexter. 

Un cinéaste indépendant de l’Alberta est accusé d’avoir fait dans la réalité ce qu’il prévoyait faire dans un film : un meurtre au premier degré.
   
    Mark Twitchell, père de famille de 31 ans, aurait leurré par internet Johnny Altinger, 38 ans, grâce à un site de rencontre.
   
    Ce dernier pensait bien aller rencontrer une jeune femme dans un garage d’Edmonton, le 10 octobre 2008.
   
    À son arrivée, il a plutôt reçu plusieurs coups à la tête à l’aide d’un tuyau de cuivre et a été poignardé à mort. Le cinéaste est accusé d’avoir ensuite démembré l’homme et d’avoir fait disparaître le cadavre dans les égouts d’Edmonton.
   
    Les policiers ont découvert que Twitchell avait loué ce garage à l’automne 2008 à Edmonton, dans le but d’y tourner un court-métrage d’horreur. Le film, intitulé «House of cards», devait raconter une histoire en tous points identique à ce qui s’est produit dans la réalité.
   
    Un autre homme originaire d’Edmonton, Gilles Tetreault, devrait être appelé à témoigner à ce procès qui s’est amorcé mercredi et qui risque d’être très médiatisé.
   
    Quelques jours avant le meurtre de Johnny Altinger, M. Tetreault aurait été attiré au garage de la même façon par l’accusé, mais avait réussi à se sauver.
   
    Mark Twitchell a été arrêté le 31 octobre 2008. Il aurait donné aux policiers des indications leur ayant permis de retrouver certaines parties du corps de la victime. Le cinéaste a plaidé non-coupable aux accusations de meurtre au premier degré, mais coupable de profanation de restes humains.

 Il aurait agi de façon similaire à ce qu'il aurait décrit dans un document retrouvé sur son ordinateur et à un scénario de film qu'il avait tourné un peu plus tôt , qui commence ainsi : "Cette histoire est basée sur des faits réels [...] Elle montre ma progression pour devenir tueur en série "

Une femme de l'Ohio affirme que Mark Twitchell lui a dit « avoir franchi la ligne » le jour où la police le soupçonne d'avoir tué Johnny Altinger.
   
    Renee Waring, qui a témoigné mercredi par vidéoconférence, est devenue « amie » avec Mark Twitchell par l'intermédiaire de sa page sur le site Facebook.
   
    Twitchell y utilisait le nom Dexter Morgan, du nom du tueur en série héros d'une série télévisée.
   
    Au cours de leur correspondance, ils ont évoqué leurs « pensées sombres » et échangé des trucs pour ne pas laisser de traces lors d'un meurtre, a-t-elle admis.
   
    Devant le tribunal d'Edmonton, l'avocat de Mark Twitchell a reconnu que son client avait notamment donné des conseils sur la meilleure façon de tuer quelqu'un et de dépecer un corps.
   
    Le 14 octobre, quatre jours après la date supposée du meurtre de John Altinger, Mark Twitchell s'excusait dans un courriel d'être resté silencieux quelques jours.
   
    « Quelque chose d'autre m'a occupé, mais je ne veux vraiment pas en parler à cause des conséquences », expliquait-il, « il suffit de dire que j'ai franchi la ligne vendredi et que ça m'a plu.»
   

    

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